samedi 23 mars 2019

Le diabète, maladie invisible...



Je viens de me rendre compte par la force des choses que, parfois, nous ignorons les risques importants généré par des maladies dont on entend souvent parler.

Le diabète fait partie de ces maladies invisibles pouvant avoir de graves conséquences. Voici donc ce qu’il faut savoir sur le diabète :

Définition : qu'est-ce que le diabète ?
Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie.
Les aliments sont composés de lipides (graisses), protéines (protéines animales ou végétales) et glucides (sucres, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine.

Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, sécrètent de l’insuline. L'insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : dans les muscles, dans les tissus adipeux et dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le glucose diminue alors dans le sang.
Une autre hormone, le glucagon, permet de libérer le glucose stocké dans le foie, en dehors des repas,  lors d’une baisse énergétique ou d’une baisse de glycémie,
C’est l’équilibre de ces hormones qui permet de maintenir la glycémie stable dans le corps. En cas de diabète, ce système de régulation ne fonctionne pas.
 
Examen et diagnostic : comment savoir si on a du diabète ?
Un dosage de la glycémie est pratiqué en laboratoire d'analyses médicales. Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1.26 g/l à deux reprises ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.
Les deux types de diabète
On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 qui touche environ 6% des diabétiques et le diabète de type 2 qui en touche 92 %. Les autres types de diabète concernent les 2 % restants (MODY, LADA ou diabète secondaire à certaines maladies ou prises de médicaments).
·        Le diabète de type 1 (diabète insulino-dépendant ou DID)
Le diabète de type 1, appelé autrefois diabète insulinodépendant (DID), est habituellement découvert chez les personnes jeunes : enfants, adolescents ou jeunes adultes.
·        Les symptômes du diabète de type 1
Les symptômes sont généralement une soif intense, des urines abondantes, un amaigrissement rapide. Ce diabète résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas entraînant une carence totale en insuline.

L’organisme ne reconnaît plus ces cellules bêta et les détruit (les cellules bêta sont détruites par des anticorps et des cellules de l’immunité, les lymphocytes, fabriquées par l’organisme) : on dit que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Le glucose ne pouvant entrer dans les cellules retourne dans le sang. Le taux de glucose dans le sang s’élève alors.
·        Les causes du diabète de type 1
On ignore pourquoi cette destruction des îlots de Langherans se produit, pourquoi chez certaines personnes et pas chez les autres. Il existe une prédisposition génétique (familiale) mais les autres causes sont mal connues. L’environnement aurait également un rôle.
Le traitement du diabète de type 1
Le corps ne fabriquant plus du tout d’insuline, l’unique traitement actuellement est l’apport d’insuline :
Diabète et hérédité
Le poids de l’hérédité diffère selon qu’il s’agit du diabète de type 1 ou du diabète de type 2. Lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40 % et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 70 %. Dans le diabète de type 1, le risque se situe entre 4 et 8%, plus précisément 8 % si le père est diabétique, 4 % si c’est la mère (mais 30 % si les deux parents le sont). Il est donc utile de se construire un arbre généalogique pour repérer les membres de sa famille diabétiques et connaître son patrimoine génétique.
·        Le diabète de type 2
Le diabète de type 2 apparaît généralement chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Cependant les premiers cas d’adolescents et d’adultes jeunes touchés apparaissent en France.

Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique sont la cause révélatrice du diabète de type 2 chez des personnes génétiquement prédisposées. Sournois et indolore, le développement du diabète de type 2 peut passer longtemps inaperçu : on estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.
Dans le diabète de type 2, autrefois appelé non insulinodépendant (DNID), le processus est différent de celui du diabète de type 1. Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie :
  • soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie : c’est l’insulinopénie ;
  • soit cette insuline agit mal, on parle alors d’insulinorésistance.
L'insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante d'insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine. Le taux de glucose dans le sang n’est pas régulé par l’insuline.

Les causes du diabète de type 2
Il n'existe pas une cause précise mais un ensemble de facteurs favorisants :
  • une origine génétique : le facteur familial est tout à fait prépondérant. Des antécédents de diabète du même type sont souvent présents dans la famille ;
  • une alimentation déséquilibrée, manque d’activité physique, surpoids...
·         Quel est le traitement du diabète de type 2 ?
Il est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-dététiques, puis on a rapidement recours à des traitements antidiabétiques oraux et/ou injectables dont l’efficacité n’est optimale que s’ils sont associés à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière.
Le diabète de type 2 étant une maladie évolutive, après l’augmentation progressive des antidiabétiques (escalade thérapeutique), des injections d’insuline seront proposées en complément au patient lorsque la carence en insuline sera trop importante.
Les complications du diabète
Le but du traitement dans les deux types de diabète est de normaliser la glycémie : les hyperglycémies répétées et prolongées entraînent à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins présents dans tout le corps. Ce sont les complications du diabète qui peuvent se traduire par une cécité, des atteintes des pieds pouvant conduire à des amputations, des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux, des troubles de l’érection ou une insuffisance rénale.
 
·         Conclusion
Les deux principaux types de diabète sont des maladies différentes mais caractérisées par un excès de sucre dans le sang et doivent être prises au sérieux et traitées efficacement. Il n’y a pas de « petits diabètes » ou de diabètes plus graves que d’autres.

Malgré la recherche médicale qui avance tous les jours, le diabète reste une maladie qui se soigne très bien mais qui ne se guérit pas. Il faut donc, toute sa vie, se surveiller, garder de bonnes habitudes alimentaires, pratiquer une activité physique et prendre régulièrement son traitement. 
Un diabétique peut donc être un malade en bonne santé ! OUI à la qualité de vie !

Source : Fédération Française des diabétiques

Manuela SEGUINOT



samedi 16 mars 2019

Le chemin vers l'autisme : l'art et la manière de concilier particularités et projet de vie...



Entretien avec Elise HUTIN


J’ai découvert votre livre « Sous un autre angle » avec surprise et plaisir car vous l’avez rédigé d’une manière peu commune à ce que l’on peut lire habituellement. Vous avez choisi de parler de l’autisme à travers le récit de plusieurs nouvelles.

-       Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel et professionnel ?

Je vais comme par le professionnel. J'ai toujours voulu travailler dans le handicap, depuis mes 12 ans. Au lycée, j'ai passé les concours pour des écoles d'éducateur mais étant trop jeune, il m'a été conseillé lors des entretiens de faire 2 ans de faculté. Ce qui pour moi était inconcevable, mais j'ai tenté.

Très rapidement j'ai arrêté mes études, et cherché du travail dans l'animation ayant un BAFA. J'ai trouvé une association “j'interviendrais” qui propose des séjours pour enfants et adolescents autistes. Suite à un entretien rude, j'ai commencé dans cette association, dans laquelle je dis restée plus de 5 ans.

Ma vie privée m'a emmené à me poser et à trouver un autre emploi. J'ai essayé de travailler en structure mais en vain. J'ai donc postulé en tant qu’AVS dans le 94. J'ai occupé ce poste 3 ans. Grâce à cela j'ai rencontré une famille qui avait un jeune autiste de 8 ans qui m'a proposé un poste à domicile. Il y a 10 ans de cela. Ce type d'emploi était peu fréquent.

 Cette famille m'a fait découvrir l'ABA. À la suite de cela, je me suis formé à mes propres frais, et ils m'ont aidé pour quelques-unes. J'ai aussi fait une VAE de moniteur éducateur que j'ai obtenu.

Le système scolaire ne me convenant pas plus en écolière qu'en AVS, je me suis tourné exclusivement vers le domicile. Facebook a été pour moi la meilleure façon de trouver des familles et de me tenir au courant des bonnes pratiques et me former par de bons organismes

 J'ai actuellement 5 familles. J'accompagne des personnes de 4 à 20 ans. Certains sont scolarisés à temps pleins, mi-temps, d'autres sont en structure et un à domicile. Je continue de me former, je suis supervisée. Ce travail me correspond parfaitement et un vrai travail d'équipe a pu se mettre en place pour chacun d'eux, non sans mal pour certains. Je travaille à domicile depuis maintenant 10 ans, et dans l'autisme depuis 17ans. 

Les particularités de chacun et leur caractère permettent de ne jamais s'ennuyer et de toujours chercher de nouvelles approches, de nouveaux outils.

Plus les années avançaient et plus je découvrais l'autisme, son fonctionnement, ses particularités. Plus j'accompagnais et plus je me posais des questions sur moi-même. Je me reconnaissais dans certains traits.

 De même certaines choses, et particulièrement l'aspect sensorielle de chacun était une évidence pour moi. Je me suis donc posé beaucoup de questions à savoir si cela était lié au fait d'être immergé plus de 45h/semaines, ou si j'avais moi aussi des particularités. J'ai donc contacté le centre expert de Créteil afin d'avoir une certitude.

 Après des questionnaires, des tests et des bilans, le diagnostic est tombé autiste atypique de haut niveau avec une cohorte de petits plus… lors des questionnaires, et en discutant avec mon père, et faisant appel à mes souvenirs, certaines choses sont devenues plus clair pour moi.

Actuellement, je concilie mes particularités et mon travail afin d'en faire un plus tant que cela ne soit non plus une gêne. Toutes les familles avec qui je travaille, ou presque connaissent mon diagnostic. Je travaille avec certaines familles depuis 7ans. 

Un lien inévitable se crée. La plus longue prise en charge a été de 9 ans, et s'est fini pour cause de déménagement. C'est la première famille qui m'a fait confiance, qui m'a poussé et je ne les remercierai jamais assez.


-          Comment en êtes-vous venue à rédiger ce type d’ouvrage ? Pourquoi avoir opté pour l’écriture pour parler du handicap ?

L'un des jeunes que j'accompagne a eu une période avec une grosse phobie des poids lourd. La mère me fait un retour de ce que la psy de l'établissement a tenu comme propos à ce sujet-là. Et en me racontant, je me suis imaginé ce que ce jeune homme a pu comprendre de ce discours. Cela m'a tellement bouleversé que je l'ai couché sur papier.

J'écris des débuts d'histoires, des nouvelles depuis le collège, j'ai toujours rêvé d'écrire un livre qui serait publié.  Je me suis dit que l'occasion était devant moi. Pouvoir réaliser un rêve de gosse et sensibiliser les gens.

Je ne me suis pas posée beaucoup de questions. Ce livre s'est imposé à moi. J'ai laissé les idées venir. Me suis inspirée de chaque jeune que j'accompagnais, de ce que j'avais eu à l'association, et pour certaines nouvelles, elles sont complètement sorties de ma tête.

J'ai opté pour l'écriture car c'est pour moi le plus simple. Je ne suis pas à l'aise face à un publique et mon but est de toucher des personnes qui ne sont pas concernés par l'autisme. De ce fait un livre est plus accessible à ce public qu'une conférence.


Pourquoi avoir choisi le vaste sujet de l’autisme ?

Je ne l'ai pas choisi. C'est mon travail. Même si ce livre a été écrit avant mon diagnostic, cela restait mon quotidien. L'autisme m'a touchée en plein cœur et c'est devenu un sujet plus qu'important dans ma vie.

- On entend de nombreux discours concernant l’autisme, surtout pour ce qui concerne l’inclusion des enfants porteurs handicap, quel regard portez-vous sur l’inclusion ?

L'inclusion est importante, tant pour la personne porteuse de handicap que pour la société tout entière. Il y a effectivement les pro inclusion a tout prix, ceux qui pensent que chacun est bien dans son coin.

A mon sens l'inclusion ne peut être porteuse que si n’elle est pas imposée. A partir du moment où l'on impose quelque chose a quelqu'un, un sentiment de rejet sera prédominant. Peu importe ce qui est imposé. Alors dans l'humain, dans le handicap cela est encore plus fort. L'humain rejette ce qu'il ne connait pas.

Avant de pouvoir avoir une inclusion, il est nécessaire d'avoir une sensibilisation, une éducation à la différence, que la différence n'en soit plus une mais qu'elle soit assimilée comme un quotidien pour chacun.

Actuellement, c'est cette éducation en amont qui manque. De ce fait les enfants porteurs de handicap et particulièrement d'autisme arrive comme des cheveux sur la soupe.

Dans mon travail j'ai accompagné un jeune en centre de loisirs. Au départ, la mairie était réticente. Nous avons donc convenu que j'accompagne ce petit et gère le côté comportemental.

 J'ai durant plusieurs années amené cet enfant à grandir avec ses pairs, à mieux comprendre son environnement et interagir avec. Mais et surtout, j'ai parlé à l'équipe, j'ai appris à les connaître, je les ai laissé venir à moi pour les questions, je leur ai montré, expliqué comment faire.

Petit à petit j'ai pris mes distances avec le petit pour lui laisser de l'autonomie mais aussi avec l'équipe. Après 4 ans, tant le petit que l'équipe étaient prêt à être autonome dans leur relation réciproque.

L'inclusion ne peut se faire que si tous les partis sont consentant. Un enfant qui se sent rejeté ne voudra pas être avec les autres et fera tout pour ne plus y être. Logique !

-  Avez-vous le sentiment que les choses ont avancé depuis la loi de 2005 sur le handicap ?

2 lois existaient avant celle-ci. 1975, et 2002. Chaque loi vient compléter celle d'avant. Ce constat montre bien que les choses avancent peu ou pas.

Depuis 2005, certaines choses changent mais très doucement. Le changement le plus significatif à mon sens est le savoir des parents.

Aujourd'hui l'accès aux informations est plus simple, plus fluide et surtout plus accessible. Les parents étant armés de textes de lois peuvent faire valoir le droit de leurs enfants.


Selon vous, quelle serait l’urgence pour favoriser l’intégration des enfants porteurs de handicap dans « l’école de la République » ?

L'urgence se trouve dans la formation. Formation des enseignants de tout cycle, des AVS, des psy scolaire…. Bref de toute personne étant dans le système, personnels de cantine, infirmiers scolaire, médecin scolaire, enseignants référent… et je pourrais continuer ainsi...

Le besoin de formation ne se retrouve pas que pour l'inclusion à l'école mais dans la société en général.

Un besoin d'éducation au handicap et à la tolérance quel que soit la différence, handicap, origines, religion, sexualité est un besoin urgent dans la société française.

- Avez-vous de nouveaux projets en cours ?

J'ai deux projets en cours d'écriture :

- L'un est un témoignage sur les prises en charge que j'ai faite. J'ai axé le livre sur l'apprentissage de l'autonomie car il fallait bien choisir. C'est tellement dense une prise en charge.

- Le deuxième est un recueil de nouvelles portant sur l'inclusion justement. Ce que j'ai pu voir, entendre et vire en tant qu’AVS où lors de mes passages en classes dans le cadre des prises en charge à domicile.

 Il y aura autant du terrible, du triste que du drôle et du magnifique. L'école n'est pas que rejet et j'y ai rencontré des personnes extraordinaires.

Un troisième projet est aussi à venir mais chaque chose en son temps. Et il me faut trouver un éditeur pour que tout cela puisse prendre vit…



Propos recueillis par Manuela SEGUINOT

jeudi 14 mars 2019

Une autre manière d'évoquer le handicap : "Simone le Déambulateur" Web série sur France Tv Slash




Je découvre avec beaucoup de plaisir votre projet de web série « Simone & moi : une amitié mécanique ». Vous y abordez un sujet sensible mais de grande envergure : le handicap.

Comment est né ce projet ? Pourquoi avoir choisi l’humour pour sensibiliser les téléspectateurs au handicap ?

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : Soukaïna et moi sommes amies de longue date. J’ai connu Souk quand elle était valide. Nous étions journalistes dans la même rédaction. À la suite d’un syndrome cérébelleux, elle a perdu une partie de sa mobilité, de son élocution et de sa coordination. Durant cinq années, je l’ai vu se battre jour après jour. J’ai connu Marcel, le fauteuil roulant et puis Simone, le déambulateur. Très vite, on a eu envie de raconter ce nouveau quotidien. Nous avons contacté France TV Slash qui nous a rapidement fait confiance ainsi qu’Antoine Piwnik, producteur chez 2P2L qui nous a laissé une grande liberté pour créer cette série.

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : Nous avons choisi le prisme de l’humour pour raconter cette histoire afin de dédramatiser une situation qui peut être vue comme dramatique. On n’avait pas du tout envie de faire dans le misérabilisme ou le pathos. Je pense que l’humour est un bon moyen pour sensibiliser le plus grand nombre de spectateurs. On voulait que le spectateur se rende compte du quotidien d’une personne en situation de handicap.

Simone (déambulateur et actrice) : Euh pardon … Je peux savoir pourquoi Soukaïna est notée comme actrice principale ? La série elle s’appelle comment s’il vous plaît ? « Simone et Moi » ! Voilàààààààààààà ! Nan mais oh !

Quelle est votre opinion sur ce sujet ? Quelles ont été vos propres expériences ?

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : J’ai connu les deux situations : valide et handicapée. En tant que personne valide, je n’avais pas connaissance du monde du handicap. Un trottoir un peu haut ou une marche pour accéder à une boulangerie ou des toilettes à l’étage, je n’y prêtais pas forcément attention avant. Je trouve qu’on ne voit pas assez, dans les médias par exemple ou même dans le quotidien, de personnes en situation de handicap. Je me rends compte que rien n’est adapté
En tout cas à Paris parce que par la force des choses je ne bouge pas vraiment à l’extérieur. Le métro par exemple, j’oublie ! Du coup je me la joue un peu Mariah Carey et j’ai un chauffeur enfin … un VTC quoi ! Mais c’est un coût phénoménal de se déplacer quand on a un déambulateur et qu’on n’est pas véhiculé car je n’ai pas le permis.

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : L’an passé, on a voulu partir en vacances avec Souk et Simone. Une tannée ! Il y a soi-disant un service dédié aux personnes en situation de handicap à la SNCF mais c’est une vaste blague ! Je côtoie Souk quasiment tous les jours et je me rends compte à quel point elle est dépendante d’un ascenseur ou d’une rampe d’accès pour rentrer quelque part.

Simone (déambulateur et actrice) : Moi j’en ai marre de me cogner contre les trottoirs trop hauts, les entrées trop étroites, … Franchement, être un déambulateur, ce n’est pas de tout repos !



Pourquoi avoir choisi la réalisation d’une web série ?

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : Réaliser une série permet d’aborder les différents aspects du quotidien d’une personne en situation de handicap. Cela permet de séquencer en épisodes. Par exemple, on a un épisode dédié à l’accessibilité, un autre à la rééducation, un suivant sur le regard des autres, ….

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : Réaliser une web série, ça autorise la fiction.
Simone (déambulateur et actrice) : Moi, on ne m’a pas demandé mon avis ! De toute façon, je suis un peu obligée de suivre Soukaïna…

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : On avait envie de rajouter de la poésie à l’humour. Ce n’est pas un documentaire, on peut s’autoriser des envolées lyriques ! Et puis, ça nous a surtout permis de faire parler Simone dans un épisode !

Simone (déambulateur et actrice) : En toute objectivité, c’est le meilleur épisode de la série !

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : Simone ?

Simone (déambulateur et actrice) : Oui ?

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) et Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : Tais-toi !

Quel public avez-vous choisi de cibler ? Pourquoi avoir fait ce choix ?

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : France TV Slash a une audience qui se situe entre 18 et 35 ans. Mais nous, nous avons envie de voir plus large. Chaque personne, de n’importe quel âge, peut être touché par la série.

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : « Simone & Moi » n’est pas une série uniquement dédiée aux personnes en situation de handicap. Elle s’adresse à tout le monde ! C’est avant tout l’histoire d’une jeune femme qui galère dans son quotidien comme nous tous. Elle galère avec les mecs, avec le boulot, …. Sa particularité c’est qu’elle a un déambulateur mais son parcours peut faire écho à tout le monde !

Quel(s) message(s) avez-vous envie de faire passer aux personnes qui vont découvrir votre projet ?

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : On a envie, à notre niveau, de faire un peu bouger les lignes. Rendre le handicap visible. J’aimerai surtout que les gens se rendent compte que le handicap ce n’est pas une tare et certainement pas une fatalité. Ce n’est pas parce que tu es en situation de handicap que tu ne peux rien faire de ta vie !

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : la preuve c’est que Soukaïna a récemment fait un saut en parachute. Chose que moi, valide, je suis tout bonnement incapable de faire !

A quelle fréquence va être diffusé votre série ? Sur quelle durée ?

Simone (déambulateur et actrice) : La série va être diffusée sur France TV Slash dès le 10 avril ! Elle sera également visible sur YouTube. Il va y avoir un épisode par semaine.

Qui sont les personnages ? Quel lien ont-ils dans la vraie vie ? Quel est leur parcours ?

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : Même si cette série s’inspire de ma vie, il s’agit d’une fiction. Cela dit, je vis réellement avec Simone.

Simone (déambulateur et actrice) : Je précise que c’est une relation purement platonique. Mon cœur de déambulateur est toujours à prendre !

Soukaïna Meflah (co auteure et actrice principale) : J’incarne le personnage de Bahia qui a 28 ans et qui est confrontée au handicap. Elle vit en coloc avec Tom. La série raconte les difficultés que mon personnage rencontre avec Simone au quotidien.

Laurène Dervieux (co auteure et co réalisatrice) : Nous avons eu la chance d’avoir des comédiens talentueux qui ont rejoint le projet. Jordan Mons qui incarne le coloc de Bahia est un comédien que nous suivons depuis longtemps et nous sommes ravies de l’avoir eu dans l’équipe

Dalia Bonnet, que nous avons admiré sur scène, a eu la gentillesse de prêter sa voix à Simone. Nous étions aussi ravies de recevoir Jordi Le Bolloc’h sur le plateau. Il incarne le kiné de Bahia. Keyvan Khojandi, Nicolas Berno, Justine Le Pottier, Eleonore Costes, Juliette Tresanini ont également rejoint l’aventure. 

Vraiment on a eu une équipe formidable ! Beaucoup de nos comédiens viennent de la scène et se sont investis à 2000 % dans notre série comme Jay, Ismaël Isma, Julien Portugais, Alfred Hémard, Caroline Stefanucci, Camille Blouet, …

Propos reccueillis par Manuela SEGUINOT

dimanche 10 mars 2019

Dans le Cœur d’un parent...❤️❤️❤️



Le cœur d’un parent,
Doit être très grand.

Il doit y avoir beaucoup de place,
Pour gérer les angoisses 

Puis, jour après jour,
Donner beaucoup d’Amour.

Être papa,
Ne nous laisse pas le choix,

De veiller sur eux, 
Comme l’huile sur le feu.

Car on veut leur bonheur, 
mais ne pouvons nous empêcher d’avoir peur.

 Et pour les mamans,
Ce n’est pas plus rassurant,

Toujours sur le qui-vive,
Et rester attentive,

Car quoiqu’il se passe,
On restera tenace.

Pour accompagner nos enfants, 
Qui vont devenir grand.

Ils choisiront des chemins,
Qui nous donneront du chagrin,

Car l’éloignement,
Est un déchirement

Pour tous ses parents, 
Qui aime leurs enfants

Et qui ont pour souhait, 
Qu’ils soient satisfait,

De ce que leur offre la vie,
Avec un brin de folie,

Pour ne pas s’ennuyer,
Et surtout  s’amuser !!

Manuela Seguinot

dimanche 3 mars 2019

Intimidation, le grand plongeon !!





Il y a quelques semaines, on m’avait prévenu : « attention aux risques d’intimidations… » car mes publications peuvent ne pas plaire et plus encore…

Je le redis si nécessaire était, mes écrits sont avérés mais, à présent, je les ferai différemment. Du moins tant que les choses n’auront pas évoluées car, je vais désormais me faire aider juridiquement.

Je me refuse de m’avouer vaincue. J’ai des valeurs humaines et des convictions qui ne changeront pas. La colère grandit encore plus en moi car j’ai l’amer sentiment que nous sommes que de simples pions que l’on peut manipuler à souhait.

Cela prendra des semaines, des mois, des années, je m’en fou, je vais me battre. Tout ce qui se rapproche aux enfants, au handicap, aux épreuves de vie en général me touche, m’affecte profondément. Sans doute du fait de mes propres blessures qui sont encore très vives.

Je donne volontairement très peu de détail car étant au début d’un combat qui s’annonce long mais salvateur, je vais attendre que ma situation évolue. Pour autant, je tiens à rédiger ces quelques lignes qui m’arrachent le cœur car OUI l’intimidation existe sous toutes les formes possibles.

La première cause est d’essayer d’obtenir le retrait et le passage sous silence de propos qui dérangent. Facile de le faire lorsqu’on se retrouve en position de « Force ». Je tiens à nuancer le terme de force, car, pour moi, dans ce contexte, il est écœurant.

Je suis fatiguée, douloureuse mais je ne suis pas à terre !! Je vais mener de front cette bataille hors-norme pour aller au bout de mes valeurs et pouvoir garder la tête haute encore longtemps.

Il y a des initiatives qui me réchauffe le cœur comme la plateforme eNorme, l’application Lpliz, les sites comme : Job Santé Handicap, les spectacles tels que « Le bal des pompiers », les livres tels que : « Métro, boulot, Gogo », « Gabin sans limites », « Dans ta bulle », « Florette coquinette »…. Ou la réalisation de projet à venir comme le film « Simone le déambulateur »…

La vie n’est pas toujours facile mais je veux continuer de vivre avec tout ce qui m’anime au quotidien, mon enfant, ceux que j’aime, les enfants, les gens… Souvent on me dit que j’aide trop les autres, je n’ai pas eu la chance d’être aidée lorsque j’en avais besoin. Je n’en garde aucune rancune mais il m’est très difficile de voir des personnes en souffrance.

Avoir besoin d’aide n’est pas une honte, que ce soit financièrement ou humainement. Il faut pouvoir le demander sans crainte. Je n’ai pas su le faire, je me bats envers et contre tous lorsque je suis convaincue que ça en vaut le coup !! Ce n’est pas être faible ou défaillant que d’avoir besoin d’aide. Ça peut arriver à n’importe qui sans crier garde.

Il m’arrive en période de douleurs intenses de vouloir baisser les bras, de pleurer ou de ne plus vouloir croire en l’avenir. Parfois, on ne voit plus d’issue envisageable mais, j’ai la chance inouïe d’avoir la capacité de rebondir rapidement et reprendre suffisamment de force pour avancer quoiqu’il arrive.

L’intimidation effraye, déstabilise et je comprends parfaitement qu’on puisse capituler. Je ne le ferai pas. Je n’ai manqué de respect à personne, je rédige mes articles avec beaucoup de bienveillance. J’ai pour objectif d’échanger, de partager, toutes les expériences, lectures, initiatives, projets qui pour moi, ont un sens. Je n’oblige personne à me lire, j’ai pour souhait que ceux qui le feront vivront un bon moment.


Manuela SEGUINOT

Une Mary Poppins pas comme les autres...



J’ai très envie de faire le portrait d’une éducatrice de jeunes enfants qui a plus d’un tour dans son sac !! Elle fait son métier avec beaucoup de professionnalisme et une touche personnelle extraordinaire. 

Elle n’est jamais à court d’idées, de créativité, de solutions en toutes circonstances. Elle travaille avec beaucoup de bienveillance et de sincérité. Elle a beaucoup d’humour, son sourire est communicatif et les enfants se prennent d’affection pour elle très vite.

Elle a ce petit plus rassurant, sécurisant que l’on retrouve bien souvent chez une maman. Elle fait face quoiqu’il se passe. Les enfants d’abord !! J’ai beaucoup d’admiration pour ce qu’elle fait, pour ce qu’elle est. Elle croit en ses convictions et sa personnalité explosive est tellement touchante.

La gourmandise est un de ses péchés mignons mais, gare à l’huile de palme !! Je garde en souvenir nos échanges par regards qui en disaient longs. Nos moments professionnels constructifs, joyeux et humains. Nos partages de thés, friandises ou tablettes de chocolat. Un vrai rayon de soleil qui illumine le quotidien de beaucoup d’enfants et de beaucoup d’adultes, j’en suis sûre !!

Elle s’est souvent remise en question, a douté de ses capacités, fut longtemps dans l’incompréhension et le désespoir car elle aimait sincèrement son métier. Il a été très courageux de sa part de quitter cet institut qui la détruisait à petit feu.

Elle aime les gens, ça se sent, ça se voit. Elle a toujours une attention pour les autres, une pensée ou un petit mot qui fait chaud au cœur. J’ai envie de croire à travers ce portrait, à la beauté de notre métier et des valeurs qui s’y associent. Elle est l’exemple même du professionnel admirable auprès d’enfants porteur de handicap et de la collègue au top au sein d’un institut où l‘aspect humain est primordial.

Je lui souhaite une belle et longue route pleine de bonheur. Surtout, ne changes pas !! Merci de ce que tu offres à tous ces enfants en souffrance. Ne doute pas, jamais, tu as fait le bon choix !!

Manuela SEGUINOT, portrait publié avec l'accord de l'intéressée